Grosse fan des Beatles, c'est la première fois que je me lance dans un petit hommage, je me disais que l'occasion de toucher à une autre technique serait l'occasion. J'ai d'abord réalisé le crayonné qui a lancé l'idée :
Ensuite, Monsieur Ravioli, qui n'est jamais très loin, a eu très envie de travailler la couleur à partir de ce croquis, il a donc peaufiné une chouette colo numérique :
Puis, mon but premier étant de toucher une autre technique, étant donné que ça me hantait déjàpendant que je faisais mes petits tampons, je me suis enfin lancée dans la xylogravure, dont voici une de mes épreuves d'impression :
Pour les curieux qui ne connaissent pas la technique de la xylogravure, il s'agit d'un procédé d'estampe qui consiste à graver, avec des gouges (comme je le faisais déjà sur la gomme pour les tampons, et comme on le fait aussi en linogravure) une plaque de bois qui servira de matrice pour imprimer ce qu'on appelle des épreuves. C'est le principe de base de l'imprimerie, en fait, puisqu'il faut graver sa plaque en procédant par réserve, les parties saillantes représentant les surfaces qui seront imprimées. Il faut également penser en miroir (s'il y a des lettrages, les écrire à l'envers) et d'une certaine manière en négatif. Dans le cas de cette illustration un peu plus plus complexe que les tampons réalisés précédemment, j'ai décalqué mon crayonné pour le transférer à l'envers sur la plaque.
Ensuite, pour imprimer, on étale de l'encre spéciale avec un rouleau spécial pour la gravure (xylo et linogravure, mais ils peuvent aussi servir pour la gravure taille douce) directement sur la plaque de bois. Un atelier de gravure équipé se servirait d'une (grosse) presse pour imprimer la feuille, mais comme je suis à la maison avec mes petits moyens, je me contente d'appliquer ma feuille sur ma plaque encrée, et de faire pression uniformément sur toute la surface avec le dos d'une cuiller.
Ce qui est vraiment intéressant avec la xylogravure, mais aussi avec toutes les estampes en général, c'est que chaque épreuve est unique, en fonction de la quantité d'encre appliquée, de la pression exercée sur la feuille, et surtout de la nature du papier utilisé. Pour ma part, j'ai pour l'instant essayé avec deux papiers distincts, l'un à grain et l'autre sans, et l'impression est sensiblement différente : on sent bien la trame sur l'un, et l'opacité de l'encre sur l'autre.
En tout cas, reprendre la xylogravure, à laquelle j'avais un peu touché il y a trèèès longtemps, m'a donné envie de faire pleeeeein d'autres expériences en gravure. Je pense bien sûr (si le temps me le permet^^... rho mince, c'est déjà la fin des vacances) refaire des tampons, et me remettre vraiment à la lino aussi. Par ailleurs, pour ceux qui s'interrogeraient sur ce qui distingue la gravure sur différents supports, le fait de travailler des matériaux différents, plus ou moins durs, tendres, résistants, fibreux, change non seulement le résultat d'impression, mais influe aussi sur le geste, et du coup sur le graphisme final.






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